Contre le Port de Ndayane — Pour un avenir durable à Toubab Dialaw

Avec le collectif des habitants du village, la ferme Ferme des 4 Chemins et plusieurs associations amies, la Caravane de Dune s’engage pour dire non au port de Ndayane.

Quand des investisseurs — en l’occurrence des intérêts étrangers — misent des milliards sur un port en eau profonde, ce n’est presque jamais pour le bien des populations locales.

Nous avons déjà vu, avec des projets comme celui de Notre-Dame-des-Landes ou d’EuropaCity en France, que des mobilisations peuvent faire reculer des décisions lourdes. Le même esprit de vigilance doit s’appliquer ici, sur la Petite Côte.

Il est temps de mobiliser pour dénoncer ce projet destructeur — écologique, social, humain — et rappeler que nous ne voulons pas d’un “développement” qui efface la vie locale.


Ce que prévoit le projet

  • Le Port de Ndayane est un terminal à conteneurs en eaux profondes, porté par l’opérateur émirati DP World et le Port autonome de Dakar.
  • Les dimensions sont colossales : le port s’étendra — selon les phases — jusqu’à 1 200 hectares
  • Tirant d’eau prévu : 18 mètres — ce qui nécessite dragage massif des fonds marins, modification du plateau continental, et destruction des habitats côtiers.
  • Capacité annoncée : plusieurs millions de conteneurs à l’année. Le projet vise à faire de la côte un hub logistique international.

Impacts écologiques et sociaux — Pourquoi ce projet est une menace

Une nature et une côte sacrifiées

  • La zone concernée englobe des écosystèmes riches : plages, mangroves, lagunes, milieux de reproduction marine et zones migratoires pour les oiseaux. La lagune de Ndiongop, à proximité immédiate, est menacée. 
  • Selon des analyses, les travaux (dragages, remblais, routes, digues, bétonnage) vont détruire la biodiversité marine et terrestre, effacer des habitats, et bouleverser l’équilibre fragile de la Petite Côte. 
  • Plages, tourisme modéré, pêche artisanale, écologie locale — tout est remis en cause. 

Une menace pour les pêcheurs, l’agriculture, la vie locale

  • De nombreux habitants vivent de la pêche, de la petite agriculture, du tourisme durable. Le port pourrait signifier la fin de ces activités : disparition des zones de pêche, pollution, expropriations.
  • Le projet implique d’exproprier ou de détourner de très larges surfaces — parfois sans consultation sérieuse des populations concernées.
  • Les lois environnementales semblent contournées : certains commentaires d’experts dénoncent l’absence publique d’étude d’impact accessible, ou un dossier incomplet.

Perdre une culture, un mode de vie

  • Toubab Dialaw n’est pas un simple lieu sur un plan. C’est un village, une culture, un lien vivant entre terre, mer et traditions. Le projet risque de tout bouleverser. Des maisons, des lieux de vie, des écoles, des fermes — tout pourrait être menacé.
  • Ce n’est pas qu’un combat écologique. C’est un combat pour la dignité, l’identité, l’avenir d’un peuple.

Pourquoi la Caravane de Dune dit NON — et vous invite à agir

Nous — habitants, agriculteurs, associations, amis de l’environnement — refusons ce modèle de “développement” qui détruit pour enrichir quelques-uns.

Nous croyons à un autre modèle :

  • respect de la nature
  • développement durable
  • économie locale, pêche artisanale, tourisme doux, agriculture bio
  • respect des terres et des droits des populations

Nous refusons qu’on sacrifie l’écosystème, les familles, la biodiversité, pour quelques containers de plus.

C’est pourquoi nous :

  • supportons les collectifs d’habitants (Toubab Dialaw, Popenguine-Ndayane, Yenne…) qui s’organisent
  • informons, relayons, sensibilisons — dans nos réseaux européens comme locaux
  • appelons toutes les personnes sensibles à l’écologie, à la justice sociale, à l’autonomie, à se mobiliser

Ce que nous demandons — Pour un avenir respectueux

  • Une étude d’impact indépendante, complète, publique, avant toute construction — en mer comme sur terre.
  • Une réelle concertation avec les habitants, pêcheurs, agriculteurs, associations, avant toute décision. 
  • L’exploration d’alternatives moins destructrices, tournées vers l’économie locale, l’agroécologie, le tourisme durable, la pêche responsable
  • Le respect des terres, des droits, des traditions — de la côte, des villages, des familles

Un exemple : l’écho en France — pourquoi ça nous concerne aussi

En France aussi, des projets portuaires ou touristiques ont été contestés quand ils menaçaient l’environnement ou la vie locale (ex. Notre-Dame-des-Landes, EuropaCity).

Si des président.e.s, des gouvernements peuvent reculer face à la mobilisation citoyenne… alors la Petite Côte mérite qu’on l’aide à dire NON.

Nous lançons un appel — à nos amis, collègues, partenaires européens et africains — à soutenir ce combat. À faire entendre la voix de la nature, de l’humain, du respect.


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